Voilà, c’est officiel, aujourd’hui dans le Ouest France après les élections l’affaire du Captain Hôtel sort du bois. A vrai dire, entre les deux tours la
préfecture avait déjà informé qu’elle ne donnait pas son accord pour le budget primitif compte tenue que aucune provision n’a été faite (voir l’article du Ouest France 26 mars 2008).
Petit rappel des faits avant. Nous sommes en 1988 soit il y a 20 ans. Les lois de décentralisation de 1981 se sont appliquées progressivement et permettent aux collectivités locales de devenir des acteurs dans le développement économique. C’est dans ce nouveau cadre réglementaire que la Mairie d’Hennebont se porte garante de cet investissement. Petit problème la sous préfecture ne donne pas d’alerte sur la fragilité financière du groupe responsable de cet hôtel, certainement parce que les outils de contrôle de l’époque ne sont pas encore au point.
La situation économique et de l’emploi sur Hennebont amène le conseil municipale de l’époque vers cette décision. D’abord la fermeture d’hôtels sur la ville et les difficultés de l’entreprise Douairon qui travaille dans le domaine de la construction (le Modicom local de l’époque).
Ensuite n’oublions pas que le financement des partis politique de l’époque n’était pas assuré par l’Etat et chacun devait trouver ses financements. Il faudra attendre 1993 et les lois sapins pour que les partis soit financé par la république. Donc certains soupçonne un financement de partis mais aucune preuve n’existe réellement et les tribunaux n’ont rien trouvé de tels.
Donc Le maire M Jean Le Borgne signe les actes de garantie d’emprunt avec l’accord du conseil municipal de l’époque, car le maire seul ne peut décider de ce type de décision. On pourra regretter par la suite que M Le Borgne ne fut pas très soutenu par ses amis. Surtout notre Maire actuel M Perron qui aujourd’hui se permet de dire que ce sont des décisions de ses prédécesseurs hors M Perron était à l’époque le 1 er adjoint. On peut aussi penser que tous les membres du conseil municipal de l’époque n’aient pas reçu toutes les informations nécessaires à une bonne étude.
Et aujourd’hui : on sait que le tribunal suisse n’a pas donner raison à la banque SEB SA BANK qui voulait 7.5 millions € mais à condamnés la ville à un remboursement du capital de 2.165 millions d’euros. Le conseil municipal d'Hennebont, le 2 août dernier, a signifié son refus de verser cette somme. De ce fait, la SEB SA Bank a deux solutions ; faire appel auprès du tribunal fédéral de Genève afin d'essayer d'obtenir un nouveau jugement au hauteur des 7,5 millions d'euros qu'elle demande, ou saisir le tribunal d'instance de Lorient afin de faire payer, par la ville d'Hennebont, les 2, 165 millions.
Ne rêvons pas, nous devrons au minimum rembourser cette somme de 2.165 millions d’euros mais en plus la ville n’ayant pas les moyens de régler cette somme nous subirons une augmentation des taux d’impôt, mais nous risquons une cessation de paiement compte tenu des finances de la ville et de son endettement et le pire des scénarios est au final une mise sous tutelle de l’Etat. Il est temps que nos gouvernants locaux acceptent de dire la vérité, de reconnaitre leurs erreurs de l’époque.
Notons enfin que le groupe de droite avait fait remarquer par l’intermédiaire de Jean François Le Besque, qu’aucune provision n’avait
été prévue pour cette affaire.