Depuis des mois, sinon des années, la municipalité sortante et le maire d'Hennebont, en particulier, ont été incapables de définir une politique publique sur l'avenir de l 'Abbaye de la Joie. Aujourd'hui, les Hennebontais apprennent, par voie de presse, que ce fleuron de leur patrimoine et que cet outil de développement du pôle hippique passe entre les mains d'un opérateur privé, Odalys.





Il faut savoir tirer les enseignements de cette situation et relever les erreurs grossières qui ont été commises :

  • ne pas avoir su engager un vrai partenariat avec les Haras Nationaux au moment où la ville pouvait se porter acquéreur de l'Abbaye de la Joie pour une somme symbolique (2002-2004),
  • ne pas avoir su établir des axes de développement sur l'économie du cheval, en lien avec le Conseil Régional, le Conseil Général et Cap l'Orient, alors qu'un syndicat mixte (2007) a été créé à cet effet,
  • avoir joué la démagogie en positionnant Hennebont Blavet Habitat au coeur du nouveau projet,
  • avoir rejeté les acteurs locaux associatifs ou économiques, comme le Collectif Citoyen ou les banques mutualistes,
  • avoir « joué la montre » et repousser les responsabilités sur les Haras qui ont toujours fait part de leurs contraintes,
  • et aujourd'hui « prendre acte » et « accueillir » cet investisseur en lui faisant remarquer les conditions suspensives (autorisations, accès)... c'est-à-dire les contraintes qui vont lui être imposées.

Tout ce dossier prouve le désintérêt de la municipalité pour le Patrimoine local, son incapacité à développer une politique économique et d'emploi, le manque de considération vis à vis des Hennebontais et maintenant vis à vis de la société Odalys.


Deux mots résument cette façon de faire : dogmatisme et incompétence


N.B.: L'historique du dossier « Abbaye de la Joie » et nos propositions dans la rubrique : les dossiers chauds 


la réponse du maire dans la presse : sources ouest France

L’abbaye de la Joie à Hennebont cédée à un groupe immobilier

Le groupe immobilier Odalys, spécialisé dans les résidences de vacances, se porte acquéreur de l’abbaye Notre-Dame de la Joie à Hennebont, vendue par les haras nationaux. Un accord est intervenu sur une promesse de vente comportant cependant des conditions suspensives. « Un tel projet ne peut se faire sans l’accord de la municipalité » commente le maire Gérard Perron qui « prend acte de la décision des Haras.»

 

Ouest-France